C’est par où le sens de la vie s’il vous plaît ?

22.10.2017

Je ne sais pas quel est le sens de la vie, mais perso j’ai trouvé ce qui donne du sens à la mienne.

Parfois, quand tout s’accélère et que rien ne va comme je veux, je m’assois et je médite pour monter le plus haut possible.

Le chemin du développement personnel et spirituel t’amène à rencontrer des concepts parfois difficiles à intégrer.

Cela te demande de lâcher tes certitudes, tes colères, tes peurs.

Cela te demande d’être au-dessus de la mêlée, de t’élever, de prendre de la hauteur, du recul.

Cela t’amène à une forme de solitude intérieure nécessaire.

Un jour, tu crois avoir trouvé ta vérité et un autre jour, tu te remets à douter. La vérité, c’est comme un poisson qui te glisse entre les mains, tu ne la tiens jamais vraiment.

La neuroscience nous a appris que le bonheur est un muscle et que tu peux décider d’être heureux. Whaouuuuuuu.

Alors on s’abreuve de pensées positives et d’exercices d’estime de soi !
Alors c’est ok ? Tu aimes la vie ? Tu es heureuse ? Je te dis que tu peux le faire, si tu n’y arrives pas c’est que tu le fais exprès.
Mais j’vous jure madame, j’le fais pas exprès !

La vie serait-elle binaire ? Blanc ou noir ? 1 ou 0 ? heureuse malheureuse ?

Je le vois plutôt comme un arc-en-ciel de combinaisons multiples, un jeu illimité dans un temps limité.
Il y a une expression qui dit trop de choix tue le choix… Serions-nous plus heureux si on nous imposait qu’un seul mode ?
Pourtant c’est bien ce qu’ils ont réussi à faire depuis des siècles.
Mais qui « Ils » ? Bah je ne sais pas, ceux d’avant, ceux qui ont créé l’école, le gouvernement… Tu sais, ceux qui avaient le pouvoir d’écrire, de penser de trancher…
Oui de trancher.
Oui ! Les autres, quoi. Pas moi, bien sûr ! Pas toi non plus, évidemment.
Mais pourquoi ça continue aujourd’hui ? Qui continue à penser que c’est le bon mode ?
Bah pas moi, bien sûr, pas toi non plus, évidemment.

Bref un immense paradoxe perpétuel.
Alors quand on me dit que l’homme est un simple animal….
Je me dis que parfois, j’aimerais bien effectivement être un simple animal, répondre à mes besoins primaires, être seulement dans l’instant et dans l’instinct.
Arrêter de me poser trop de questions et vivre ma condition.
Sauf que cela ne semble pas faire partie du plan !

Ainsi, va la vie. La loi d’attraction nous dit que l’on attire a soi ce que l’on est.

Mais qui sommes-nous réellement ?

Une chose est sûre, c’est qu’on est toujours le con de quelqu’un.
Mais on est toujours le héros de quelqu’un aussi.
Alors peut-on aimer tout le monde ?
Comment peut-on se dégager assez de nos préjugés, de nos peurs, de notre partie la plus toxique de notre ego pour arriver à n’avoir aucune rancœur ?

Est-ce que Mata Amritanandamayi dit AMMA, est arrivée à ce niveau d’Amour ? Au point que plus rien ne l’atteint ?


On peut lui cracher dessus, la dénigrer, l’insulter. Rien ne l’affecterait et au contraire elle te donnerait encore plus d’amour, car au final, les mordants sont des souffrants…

Serait-ce cela la clé de l’humanité ? L’amour inconditionnel ?
Ne pas prendre partie, ne plus se poser de questions, ne plus agir mais seulement laisser émerger.

Certains penseront que c’est du grand n’importe quoi, et d’un coup d’un seul, ils essaieront de te faire tomber de ta hauteur en te disant :

« Ouais c’est bien joli tes poésies de philosophe, mais elle fait comment pour payer son loyer ? »

Non ne ris pas st’plait, c’est juste ça le contraste. Alors oui, il faut trouver le juste milieu entre les deux, trouver la bonne hauteur.

Trouver sa propre respiration, son propre souffle et c’est là que l’on revient au point de départ : l’âme.

L’âme qui veut dire « souffle », le principe vital de tout être vivant…

Alors pour conclure, je dirais laissons-nous guider par notre âme, notre premier et dernier souffle.

Se faire confiance et faire confiance à l’Autre, et si ce n’était que cela la clé ? Notre mission collective ?
Alors je me replace dans ce Tout, dans cet Univers si bien huilé magique , dans ce show de l’humanité juste incroyable.

Je prends de la hauteur.
Et je me dis que tout est juste et ce jusqu’à mon dernier souffle.

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